Les 10 bonnes résolutions du candidat pour 2014

Tout juste remis des fêtes de fin d’année, voilà 2014 qui commence avec son lot de résolutions. Après les recruteurs sur le blog de Dokker, voici les bonnes résolutions en tant que candidat pour cette nouvelle année. Point de sport ou de régime ici mais quelques conseils pour être recruté ou chassé en 2014 !

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#1 Mettre à jour son profil sur les réseaux sociaux professionnels

Si vous n’avez pas de compte Linkedin ou Viadeo, il est temps de vous y mettre !

Une photo professionnelle est plus que nécessaire. Pas d’avatar, de photo de vacances coupée ou prise dans votre canapé. Sobriété, professionnalisme mais aussi dynamisme sont de rigueur. Vous trouverez de nombreux conseils dans cet article de Guichets-RH 2.0.

Vous avez changé de poste ou de société en 2013 mais vous n’avez pas encore eu le temps de mettre à jour votre profil ? Profitez-en pour mettre en valeur votre parcours afin qu’un recruteur se renseignant sur votre profil pense dénicher un talent ou la perle rare. Vos expériences doivent montrer que vous êtes monté en compétence et que vous avez pris en responsabilité avec le temps.

Enrichissez vos expériences de diapositives, images ou vidéos afin de donner du crédit à vos réalisations. Demandez également des recommandations…

Pensez à mettre les bons mots clés dans vos titres, intitulés de postes, résumés expériences afin que vous apparaissiez en tête de liste dans les recherches.

 

#2 Avoir un CV 2.0

Les sites pour créer un CV 2.0 sont nombreux sur le web, en plus des réseaux sociaux professionnels. Vous n’aurez ensuite plus qu’à mettre le lien de votre CV dans votre signature email. Un lien se diffuse plus facilement qu’un document Word ou PDF… De plus, les recruteurs cherchent également sur les CVthèques gratuites en ligne.

Le plus connu : DoYouBuzz avec plus de 500 000 inscrits. Vous pouvez facilement créer votre CV à partir de votre profil Linkedin ou Viadeo. Personnalisation du graphisme et statistiques sont également au rendez-vous.

site_doyoubuzz

Le challenger : Easy CV

 

#3 Gérer son e-réputation

2014 sera l’année où vous ferez attention sur ce que l’on dit ou ce que l’on a dit sur vous !

Après avoir étudié un CV et si j’ai un doute sur votre parcours ou qu’il me manque des informations sur un poste, ma première démarche est de googliser le candidat pour voir ce qu’il ressort et ainsi glaner des indications supplémentaires.

Faites donc le test sur vous-même et essayez de supprimer/corriger ce qui peut l’être. Il est sûr qu’un compte Facebook mal configuré avec une photo du candidat en fâcheuse posture va m’influencer, même si heureusement le privé doit rester privé… Mais ce n’est pas l’avis de tous mes confrères !

Si vous avez des profils Linkedin, Viadeo, DoYouBuzz, etc… qui arrivent en haut des résultats, c’est un bon point pour vous. Le recruteur pourra facilement croiser les informations du CV et avoir plus de détails sur vos expériences par exemple. Afin d’améliorer le référencement, mettez du contenu dans vos profils et personnaliser votre URL. Par exemple sur Linkedin :

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#4 Travailler votre réseau professionnel

Networking ou réseautage, 2 mots qui ont été à la mode en 2013. Et ce n’est pas pour rien, avoir un réseau de connaissances professionnelles étendu et de qualité peut vous aider à trouver un job.

Essayez de reprendre contact avec d’anciens collègues pour une pause à midi ou un apéro après le travail.

Sur Linkedin ou Viadeo, ajoutez systématiquement les personnes que vous rencontrer ou les influenceurs que vous suivez sur leur blog par exemple. A raison d’une dizaine de relations supplémentaires par mois, vous étendrez progressivement et surement votre réseau.

N’oubliez pas qu’il faut donner avant d’attendre en retour. Poussez des informations que vous trouvez pertinente, aidez un ancien collègue à se mettre en relation avec une personne que vous connaissez et surtout gardez contact !

 

#5 S’autoformer avec les MOOC

Les MOOC sont réellement arrivés et ont fait parler d’eux en France cette année. Il s’agit de cours en ligne, gratuits, avec des exercices et pour certains avec un certificat à la fin. D’une durée de 1 à 3 mois en général, ils demandent 1 à 2 heures d’investissement par semaine. Vous avez accès à un espace avec des cours et documents disponibles à tout moment.

L’offre commence à s’étoffer et vous trouverez surement un MOOC intéressant sur l’Annuaire des MOOC Francophone.

Quelques plateformes actives : FUN (France Université Numérique) ou Neodemia.

Si votre responsable a refusé votre demande de formation, rien ne vous empêche de chercher par vous-même !

 

#6 Diversifier ses canaux recherches

Dans le secteur informatique, une habitude des candidats est de mettre son CV sur des JobBoards comme Monster ou RegionsJob et d’attendre les appels. Certes c’est une technique efficace encore aujourd’hui mais il serait temps d’élargir son champ de recherche.

Un site comme Indeed centralisent bon nombre d’annonces. Les réseaux sociaux professionnels en proposent également. Votre CV 2.0, s’il est bien rempli, vous aidera à vous faire chasser. Mais avez aussi pensez à Twitter ? Monster a lancé fin 2013 et pendant 3 semaines une grande campagne pour se faire recruter autour du tag #recrutezmoi qui perdurent encore aujourd’hui.

twitter_recrutezmoi

Il existe aussi des sites par métiers comme ChooseYourBoss dans l’informatique qui n’hésitent pas à changer les règles.

site_chooseyourboss

 

#7 Postuler personnalisé et qualitativement

Dans vos candidatures en 2014, visez juste et personnalisé plutôt qu’en masse.

Nombre de recruteurs aujourd’hui se plaignent du volume de candidatures avec un profil en inadéquation avec leurs annonces. De l’autre côté, les candidats se plaignent de ne pas avoir de retours… La faute incombe aux deux : les entreprises doivent donner plus d’informations dans leurs annonces et les candidats doivent postuler « qualitativement ».

Un CV, une lettre ou un email de motivation se doivent aujourd’hui d’être personnalisés pour une entreprise et un poste. Au milieu d’un flot de candidature, c’est ce qui fera la différence lors des premiers tris.

 

#8 Préparer ses entretiens d’embauches

Préparer à un entretien le candidat devra être ! Entreprise, poste mais surtout soi-même.
De nombreux candidats arrivent en entretien sans s’être préparé un minimum à l’exercice. Si on ne peut pas prévoir toutes les questions qui seront posés, certaines sont récurrentes. Profitez de vos congés de fêtes de fin d’année pour prendre du recul et réfléchir à votre parcours et à ce que vous recherchez.

Les sites web, forums de discussion mais tout simplement son réseau de connaissance sont un bon moyen de se renseigner sur une société. Une dizaine de minutes vous suffiront pour parcourir le site carrière et en retenir les éléments clés.

Savez-vous vous présenter ? Entrainez-vous en gardant à l’esprit que vous devez vous vendre, raconter votre parcours, vos réalisations, vos succès en 5-10 minutes avant de conclure par vos compétences clés et votre motivation.

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#9 Se faire coopter

La cooptation représente en moyenne 25% des embauches en entreprise. Il est donc important pour vous de solliciter vos connaissances, surtout si vous avez travaillé la 4ème résolution.

N’hésitez donc pas à solliciter les bons cercles d’autant plus que beaucoup d’entreprise rémunèrent les cooptations. Votre connaissance appuiera sans aucun doute votre candidature.

Ne négligez pas pour autant votre dossier de candidature, rédigez votre CV et autres documents avec soin.

 

#10 Etre à l’écoute de son recruteur

On arrive à la fin de ces résolutions et cela commence déjà à faire beaucoup ! J’ai donc gardé le meilleur (pour moi !) pour la fin. Et oui, le recruteur reste un être humain avec une sensibilité…

Donc, une fois le contact établi, le premier entretien passé, comment faire pour que le recruteur ne vous oublie pas, déterre votre dossier de la pile du mois quand un poste intéressant se présentera ? Suivi, courtoisie et sympathie seront vos maitres mots pour 2014 dans vos relations d’embauche. Il vous faudra remercier d’un entretien, relancer par email sans spammer, être aimable au téléphone même si vous êtes dérangé en réunion, etc…

 

Alors, lesquelles de ces bonnes résolutions retenez-vous et allez vous mettre en pratique ?

 

L’année 2013 a vu la création de ce blog, 2014 en sera la continuation, toujours pour vous aider et vous informer dans vos candidatures !

 

Je vous souhaite ainsi une très bonne année 2014 pleine de challenges, d’opportunités et de réussites professionnelles !

 

 

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Comment bien choisir sa SSII ?

« Toutes les SSII se ressemblent ! »  Combien de fois un chargé de recrutement en SSII/ESN a entendu cette phrase… ? Personne ne m’a encore dit que je travaillais pour un « marchand de viande », mais je pense que cela finira bien par arriver un jour !

Si toutes les SSII sont identiques, sur quoi se base le choix du candidat : le salaire, la mission ? C’est assez réducteur : le Syntec comptait pas moins de 21 000 entreprises en 2012 ! Dès lors quels sont les autres critères pour faire son choix et les questions à poser en entretien d’embauche ? Je vais essayer d’en lister ici les principaux, en vous donnant des conseils pour les obtenir et les mesurer.

 

La présence commerciale et la solidité d’une société de services sont des critères importants.

Taille et ancienneté

Pas de miracles, plus la société est importante et ancienne, plus elle a de chances d’être solide. Les petites structures sont nombreuses à fermer à la fin de la première année faute de clients… Ceci dit, une petite SSII de quelques personnes peut très bien être solide si elle travaille sur un marché de niche.

Plus la société est ancienne et plus elle communique sur ces chiffres mais si on ne vous donne pas ces informations, demandez-les sans hésiter : taille du groupe, de l’agence et l’ancienneté. Ce sont des éléments facilement comparables entre différentes sociétés.

Portefeuille clients

Plus un portefeuille de clients est étoffé, plus le panel de missions est large pour le consultant et plus celui-ci a de chance de retrouver rapidement une mission lorsqu’il est en intercontrat. La diversité permet de ne pas subir de plein fouet le marché quand certains clients ont des restrictions de budget.

En général, les SSII ne se font pas prier pour lister les entreprises avec lesquelles elles travaillent. Reste à bien faire la différence entre un client « actif » et un client ouvert il y a quelques années sans consultants y travaillant. Demandez tout simplement sur quels projets travaillent les consultants de la société de services chez ce client.

Référencement

Une société de service reçoit des appels d’offre pour des postes à pourvoir quand elle est référencée auprès de son client. Plus une société est importante, mieux elle est référencée. Pour certains clients il faut un référencement national, ce qui exclut toutes les petites structures. Chez un même client et selon les départements/services ce ne sont pas forcément les mêmes SSII qui sont référencées. En général, ce sont les grosses SSII qui travaillent avec ces grands comptes. Mais il est possible pour de petites sociétés de placer ponctuellement des consultants en passant par un intermédiaire mieux référencé. Pour faire simple vous êtes sous traitant d’un sous traitant …

L’honnêteté n’est pas toujours au rendez vous sur les référencements. Faites donc preuve de bon sens : une petite structure familiale vous proposant un poste dans une grande entreprise est plutôt louche ! Insistez pour savoir combien de personnes de la société travaillent chez les 2 ou 3 principaux clients que l’on vous aura présentés et dans combien d’équipes différentes. Vous aurez ainsi un bon aperçu.

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Les aspects « humains » sont toujours vantés en entretien, comment décrypter la politique RH :

Hiérarchie

Qui est au dessus de vous ? Existent-ils des départements commerciaux (pour les grosses structures), pouvez vous en changer facilement ? Qui se charge de votre entretien annuel ?
Si vous êtes en régie/assistance technique, votre référent est votre ingénieur commercial et/ou un consultant expérimenté de la même société qui sert de relais. Plus la chaine hiérarchique est courte entre le consultant et le directeur d’agence, plus la réactivité et la remontée d’information est aisée. Idem quand il s’agira de négocier une augmentation, vos arguments ne se dilueront pas à chaque couche hiérarchique.
Si vous êtes au forfait, vous dépendrez probablement d’un chef de projet en interne qui réfère ensuite au commercial.

Suivi et écoute

« Nous sommes une société à taille humaine, tout le monde se connait, vous serez écouté et suivi régulièrement ». Derrière ces belles paroles se cachent le plus souvent une autre réalité, notamment pour les consultants en assistance technique : vous voyez votre ingénieur commercial le jour où il vous place sur la mission puis une fois par an à l’entretien annuel. Je caricature un peu mais parfois certaines SSII n’en sont pas loin.

Il faut dans ce cas demander du concret : la fréquence des points avec le référent, le client. Est-ce un moment formalisé ou un entretien fait à la va vite à la machine à café ? L’ingénieur commercial se déplace-t-il souvent chez le client ? Nul doute que si celui-ci gère une vingtaine de clients à lui tout seul, il aura beaucoup de mal à se rendre disponible auprès des consultants… Faites un ratio nombre de consultants par le nombre de commerciaux pour comparer.

Evolution de carrière et formation

Toutes les sociétés vous diront que chez eux vous pourrez monter en responsabilité, évoluer et changer de mission facilement. Encore une fois, il va vous falloir du concret pour vous faire une opinion.

Demander quelle est la durée moyenne des missions, quelles sont les modalités pour changer de mission et après combien de temps. Votre montée en grade dépend elle d’opportunités chez le client ? Si vous êtes au forfait ou dans un centre de service chez le client, tout est possible. Par contre méfiez vous si vous travaillez directement dans une équipe du client, les chefs de projets ne sont jamais des sous traitants !

Gestion des intercontrats

L’intercontrat, est toujours une situation délicate à gérer pour un consultant. Il y a vraiment de tout : de la société conciliante qui garde la personne dans ses locaux avec des projets internes à réaliser en passant par la SSII qui va tout faire pour que vous démissionniez. Dans ce dernier cas, tous les moyens sont bons : pression/culpabilité de ne plus être en mission, clause de mobilité, projets internes inintéressants…

Là aussi renseignez vous, quelles sont les moyens mis en œuvre pour vous retrouver une mission ? Combien y a-t-il actuellement de personnes en intercontrat, ou se déroule l’intercontrat ? Si une société n’a pas de locaux pour garder ses intercontrats, méfiez vous. La réputation de chaque SSII est en général connue, mais encore faut il avoir des connaissances expérimentées quand on est jeune diplômé.

Organisation d’événements

Une société qui vante son intégration modèle organise forcément des événements. Cela peut être des réunions d’agence, des réunions techniques entre consultants, des repas, des événements à thème…

Rien n’est plus simple que de demander ce qui a été organisé sur la dernière année !

Consultants

 

Les candidats me citent très souvent la mission en premier critère de choix avant de se baser au final sur le salaire. Tout travail mérite salaire et il est facile de prendre la grosse tête quand on est très sollicité.

La mission

Il y a autant de missions idéales que de consultants. Méfiez vous de celui qui vous vend la mission « parfaite » alors que vous n’avez pas échangé plus de 5 minutes au téléphone. Il est toujours facile d’enjoliver le poste pour faire signer la personne, l’exemple typique : la composante management qui fait rêver beaucoup d’ingénieurs. La désillusion devant la réalité n’en est que plus grande.

Si c’est une mission en assistance technique et que vous passez un entretien client, vous aurez à ce moment là le vrai descriptif de poste. A vous de voir la différence entre ce qui a été vendu et la réalité. Demandez à parler à d’autres consultants travaillant dans l’équipe ou chez le même client.

Le salaire

Quand on parle salaire en SSII tout est possible : brut, net, mensuel, annuel, avec avantages, sans avantages…

C’est le critère sur lequel on a le plus de surprises, même si le candidat est extrêmement vigilant. Demandez une trace écrite de la proposition salariale en séparant le salaire des avantages. Très souvent les deux sont inclus (on parle de global) et certains avantages sont exagérés (participation, indemnités kilométriques, primes…). Ces derniers ne sont d’ailleurs pas toujours mensualisés, comme la participation et encore, si vous avez un minimum d’ancienneté dans l’entreprise. Même raisonnement pour la prime Syntec 1% (la fameuse « prime vacances ») qui est très souvent incluse dans le salaire. Les frais de repas ne sont plus légaux, la France manque d’argent et l’URSSAF a décidé depuis un an de s’attaquer à cette forme de salaire déguisé. On devrait donc vous proposer des tickets restaurants.

salaire

 

Dès lors comment choisir en bonne intelligence ?

Tout d’abord, définissez bien vos critères, hiérarchisez-les et comparez-les entre les sociétés. Visez-vous la sécurité et une évolution sur le long terme ou au contraire êtes-vous prêt à changer de missions et de sociétés régulièrement ? Vous sentez vous épanoui lorsque votre entourage est à votre écoute ou préférez vous l’autonomie ? En général, plus l’entreprise est solide et le poste sûr, plus le salaire est bas. A l’inverse, si vous faites flamber votre salaire, attendez-vous à vous retrouver sur un siège éjectable en cas d’intercontrat.

 

En conclusion, bien choisir sa SSII est plus que compliqué ! Certains acteurs du recrutement n’hésitent pas à mentir, à enjoliver ou taire les choses. A vous de poser les bonnes questions (pas toutes en même temps non plus) et vous faire votre propre opinion en fonction de vos critères. Mais au final, le feeling joue un rôle tout aussi important !

 

 

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